Un problème de stockage affecte-t-il actuellement le Central Laboratory de Candos ? Selon des informations recueillies par notre rédaction, des échantillons biologiques provenant des hôpitaux et centres de santé du pays ne seraient plus traités ni conservés dans des conditions optimales depuis l’arrêt du paiement des heures supplémentaires dans la fonction publique le 31 mars dernier.
Il s’agit notamment d’échantillons d’urine, de sang, de crachats, de matières fécales, de prélèvements cervicaux, de biopsies ainsi que de fluides cérébraux spinaux. Ces spécimens, qui doivent normalement être conservés à une température comprise entre 4 et 5 degrés Celsius avant leur analyse, ne bénéficieraient plus toujours de cette prise en charge dans les délais requis. Selon nos sources, certains échantillons seraient laissés sur des comptoirs ou des bancs en dehors des heures de bureau, faute de personnel chargé de les réceptionner et de les acheminer vers les différentes unités du laboratoire.
Jusqu’à récemment, un système de permanence permettait d’assurer la continuité du service après les heures officielles. En semaine, du personnel restait en poste jusqu’à 19 heures après la fermeture du comptoir à 16 heures. Les week-ends et jours fériés, deux employés assuraient également une permanence de 13 heures à 19 heures. Cette organisation aurait été suspendue avec la fin du paiement des heures supplémentaires. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la fiabilité des résultats d’analyses. Des retards dans le traitement des prélèvements pourraient entraîner des résultats inexacts ou indisponibles à temps pour les consultations médicales. Certains patients seraient ainsi contraints de reporter leurs rendez-vous ou de refaire certains examens.
Il nous revient que le ministère de la Santé a été informé de ce problème, mais qu’aucune solution concrète n’aurait encore été mise en place. De son côté, la Federation of Civil Services and Other Unions a sollicité une rencontre avec le Senior Chief Executive dudit ministère afin d’aborder cette situation mais en vain. À l’heure où nous mettions sous presse, l’attaché de presse du ministère de la Santé était resté injoignable pour un commentaire.