Cette deuxième affaire remonterait, elle, à juillet 2015. Aux enquêteurs, la victime dit l’avoir consulté pour un fingertip reconstruction surgery suite à un accident survenu sur son lieu de travail. Après l’intervention, elle aurait choisi de quitter la clinique contre avis médical parce que le médecin lui aurait touché le visage et la main de manière inappropriée. Elle aurait été avisée de se présenter dans l’établissement à nouveau trois jours plus tard pour un suivi médical. Pendant cette deuxième consultation, a-t-elle déclaré, le chirurgien lui aurait d’abord caressé la poitrine. Elle a expliqué qu’elle était tellement terrorisée qu’elle n’a pas été en mesure de réagir. Il lui aurait ensuite demandé de le laisser examiner la cicatrice de sa césarienne et de le laisser vérifier si elle n’avait pas eu d’infection aux parties intimes après les brûlures subies. Lorsqu’elle s’est exécutée, il lui aurait touché les parties intimes sans utiliser de gants. Lorsqu’elle a fondu en larmes, le Dr Nishan Moheeputh l’aurait ensuite prise dans ses bras. Elle se serait immédiatement rhabillée et aurait quitté la salle de consultation.
Pour se défendre, le chirurgien a avancé que la patiente aurait inventé ces mensonges parce qu’il aurait notamment refusé d’augmenter sa dose de Xanax et de laisser ses collègues entrer dans la salle de consultation. Il affirme l’avoir uniquement touchée dans un contexte professionnel, avec son consentement. Bien que la défense ait soulevé «a number of issues» dans la manière dont la victime aurait réagi, afin de remettre en question sa crédibilité, la magistrate Lambert-Henry s’est dite convaincue par les explications qu’a apportées celle-ci.