Pour Vandini Chakowa Hassamal, Chairperson de WiLAT Mauritius, cette réflexion était essentielle : «La logistique est au cœur de toutes les opérations. Derrière chaque entrepôt, chaque flotte de véhicules, chaque port et chaque centre de distribution se trouvent des professionnels.les dont le bien-être, la résilience et la capacité à concilier vie professionnelle et vie familiale sont essentiels.» Ce Think Tank visait à recueillir les perceptions des acteurs.trices du secteur et à encourager un dialogue basé sur des données concrètes. Elle a réuni des professionnels.les issus.es de plus de dix domaines liés à la logistique : chaîne d’approvisionnement, transport, maritime, entreposage, achats, technologies de l’information, conseil ou encore milieu académique.
Les résultats témoignent d’un accueil largement favorable. Ainsi, 84 % des répondants.es considèrent l’extension du congé parental comme une évolution positive. Ils.elles estiment qu’elle pourrait contribuer au bien-être des familles, au développement des enfants, à un meilleur engagement des employés.es et à la fidélisation des talents. Cependant, cette avancée sociale soulève également certaines inquiétudes. Près de six répondants.es sur dix craignent que certaines entreprises deviennent plus réticentes à recruter ou à promouvoir des femmes en âge d’avoir des enfants. Une préoccupation qui dépasse la seule question du congé parental et qui touche plus largement aux enjeux d’égalité des chances et d’inclusion en entreprise.
Dans un secteur où les opérations doivent fonctionner en continu, l’adaptation devient incontournable. Les professionnels interrogés.es mettent en avant plusieurs pistes : horaires flexibles, retour progressif après un congé, accompagnement lors de la reprise ou encore meilleure anticipation des besoins en personnel. Au-delà de la réforme du congé parental, cette réflexion pose une question centrale : comment construire un monde professionnel où performance économique et équilibre familial peuvent avancer ensemble ? Pour WiLAT Mauritius, la réponse passe par le dialogue, l’innovation organisationnelle et une vision plus humaine du travail.