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Les jeunes et le monde du travail

Entre aspirations, défis et réalités en 2026

2 mai 2026

À l’occasion de la Journée mondiale du travail, aussi connue comme fête du Travail, il est essentiel de s’intéresser à la perception des jeunes du monde professionnel. Aujourd’hui, il existe plusieurs réalités : certains se sentent épanouis dans leur emploi, d’autres se retrouvent au chômage malgré un diplôme, tandis que certains choisissent la voie de l’entrepreneuriat. Cette diversité de parcours reflète les défis et les opportunités d’un marché du travail en constante évolution. Les attentes ont également changé. Les jeunes privilégient désormais un équilibre entre vie professionnelle et personnelle, un environnement sain et des perspectives d’évolution. Parallèlement, certains secteurs restent particulièrement porteurs en 2026. Nous avons recueilli des témoignages de jeunes sur leur vision du travail et des métiers en grande demande.

Sundish Seeboruth, Quatre-Bornes: «Le système manque de formateurs et d’enseignants»

«Je pense que la notion de faire un travail qui vous passionne et vous rend heureux n’a malheureusement plus vraiment sa place. Aujourd’hui, le travail idéal est surtout celui qui rapporte suffisamment d’argent pour subvenir à ses besoins, soigner sa famille, payer ses dettes et mettre quelques économies de côté. D’un point de vue personnel, je dirais que le travail idéal n’existe pas. Selon moi, le système manque de formateurs et d’enseignants. Soyons réalistes, le pays a besoin de professionnels compétents, passionnés et prêts à transmettre leur savoir-faire à la nouvelle génération. Trouver un travail en tant que jeune est très compliqué, car les entreprises recherchent souvent des candidats ayant déjà de l’expérience, ce qui limite l’épanouissement des jeunes. Je pense aussi que ces derniers ne sont pas suffisamment rémunérés ni valorisés pour leurs compétences. Beaucoup de jeunes s’orientent vers des filières où la concurrence est forte, comme la comptabilité, l’ingénierie ou l’informatique, souvent au détriment de leur insertion dans le monde du travail.»

Nusayhah Jannoo, Plaine-Verte: «Donner la chance aux jeunes»

«Je suis une personne motivée et toujours prête à apprendre de nouvelles choses. Je travaille comme Recovery Officer dans une compagnie d’assurance. Mon rôle consiste principalement à assurer le suivi des recouvrements. J’ai effectué mes études à Curtin University, où j’ai suivi une double spécialisation en gestion des ressources humaines et en management. Une chose que j’ai remarquée en tant que jeune, c’est que le monde du travail reste un véritable défi. Durant mes années universitaires, j’ai moi-même rencontré des difficultés à trouver un stage. De nombreuses entreprises exigent de l’expérience, mais offrent peu d’opportunités aux jeunes pour en acquérir. Cela crée un paradoxe où beaucoup de diplômés se retrouvent avec un degré, mais sans expérience concrète, ce qui complique leur insertion professionnelle. D’ailleurs, je pense que les métiers spécialisés dans le domaine de l’informatique et des technologies sont particulièrement en demande aujourd’hui et pourraient attirer beaucoup de jeunes. Avec l’émergence de l’intelligence artificielle, ces secteurs occupent une place centrale dans le monde professionnel.»

Ryan Marie-Jeanne, Trou-aux-Biches: «Des plateformes professionnelles pour plus de visibilité»

«En tant qu’étudiant en design intérieur, je trouve ce métier passionnant, car il permet de transformer un concept en une réalisation concrète, tout en ayant un impact positif sur les personnes qui utilisent les espaces que l’on crée. Il est indéniable que trouver un emploi en tant que jeune est assez complexe aujourd’hui. De nombreuses entreprises demandent de l’expérience, même pour des postes accessibles aux débutants, ce qui peut représenter un obstacle. Cependant, les jeunes disposent aussi de plus d’opportunités pour se mettre en valeur, notamment à travers les réseaux sociaux ou des plateformes professionnelles comme LinkedIn, ce qui facilite la visibilité et l’accès à certaines opportunités. Il est difficile de déterminer précisément quels sont les métiers les plus demandés, mais on constate que les emplois liés aux réseaux sociaux et au digital sont en forte croissance en 2026, notamment dans le marketing digital et la création de contenu. Le domaine du design suit également cette tendance, en lien avec l’influence du numérique. Par ailleurs, les secteurs essentiels restent, comme toujours, en constante demande.»

Louka Ferry, Cap-Malheureux: «Beaucoup de favoritisme dans les métiers»

«J’ai mon propre petit business de restauration, Louburger. C’est un métier qui m’a toujours inspiré et, depuis tout petit, j’aimais la cuisine. Cette passion vient notamment de mon admiration pour mon oncle, qui était cuisinier. Très jeune, je l’ai aidé lors de festivités, et c’est là que j’ai développé cet amour pour ce métier. J’ai aussi appris à cuisiner grâce au scoutisme. De nos jours, en tant que jeune, il est extrêmement difficile de trouver un emploi, que ce soit à cause de la religion ou du favoritisme. Cela peut être décourageant. Cependant, si un jeune souhaite se lancer dans le monde du travail, les métiers les plus porteurs sont, selon moi, l’hôtellerie, les emplois en supermarché ou encore le métier de maçon. Ces domaines permettent de bien gagner sa vie sans forcément avoir un long parcours académique, alors que certains diplômés se retrouvent au chômage.»

Sudarshinee Raumessur, Laventure: «C’est une réalité que je vis personnellement…»

«Le travail idéal, ce n’est pas seulement un poste ou un salaire. C’est surtout un métier qui a du sens. Pour moi, ayant un diplôme en communication et journalisme, j’aspire à un travail où je peux être sur le terrain et donner la parole aux autres. Aujourd’hui, on voit clairement que certains secteurs recrutent davantage, notamment tout ce qui touche au digital. Les métiers liés à la communication, au marketing, aux relations publiques ou encore à la création de contenu sont très demandés. Malgré cela, trouver un emploi reste un vrai défi, surtout pour les jeunes. C’est une réalité que je vis personnellement. Même avec un diplôme en communication et journalisme, et actuellement en train de poursuivre un master en Communication et PR, je suis toujours à la recherche d’un emploi. J’ai envoyé plusieurs candidatures, sans succès jusqu’à présent. Ce qui revient souvent, c’est le manque d’expérience. C’est parfois décourageant, mais cela fait aussi partie du parcours.»

Thrycha Marie-Jeanne, Trou-aux-Biches : «La coiffure, l’esthétique et la cuisine sont les métiers en forte demande»

«Je suis coiffeuse, prothésiste ongulaire et technicienne en microblading et extensions de cils. J’ai choisi ce métier car, à la base, c’était mon rêve d’enfant de travailler pour moi-même. En plus, j’aime la mode et tout ce qui concerne la création de nouvelles coiffures. Ce qui me motive à faire ce travail, c’est que je découvre de nouvelles choses, mais aussi que je crée une connexion avec mes clientes. Les métiers les plus demandés en 2026, je pense qu’il y en a beaucoup, comme la coiffure, l’esthétique ou encore la cuisine. Toutefois, je constate que trouver un métier en tant que jeune est vraiment difficile.»

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