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Par Rehade Jhuboo
25 janvier 2026 08:26
Les Gunners abordent ce match forts d'une longue série d'invincibilité qui s'étend actuellement sur 12 matches, tandis que les Red Devils espèrent confirmer leurs progrès sous la houlette de Michael Carrick.
C’est une rivalité qui a déchaîné les passions. Les deux clubs sont rivaux depuis longtemps et leurs matchs sont toujours spectaculaires et nous renvoient à l'ère des Ferguson et Wenger, ou encore aux duels sur le terrain entre Vieira et Keane. Cette rivalité est toujours féroce et on aura l’occasion de vérifier tout ça avec le choc de ce soir entre ces deux équipes prestigieuses. Arsenal joue à domicile et a beaucoup de confiance en ce moment. United, de son côté, essaie de se reconstruire après un début de saison difficile mais semble être requinqué après la victoire dans le derby de Manchester contre City (2-0).
Arsenal semble intouchable en tête du championnat. L'équipe joue avec une autorité naturelle et ne panique plus quand l'enjeu est grand. Ils ont transformé leur talent en une machine à gagner qui semble faite pour durer. Leurs derniers résultats montrent leur détermination. Après un match nul (0-0) contre Liverpool, ils ont gagné avec force contre Portsmouth en Coupe. Leur victoire contre Chelsea a même porté leur série à 32 matchs sans défaite, toutes compétitions confondues. Malgré un petit coup de frein (un match nul) contre Nottingham Forest, ils restent les grands favoris.
À Manchester United, il se passe toujours quelque chose. Cette saison, le club a décidé de changer d'entraîneur pour ne plus stagner. Ruben Amorim est parti et c’est Michael Carrick, un ancien de la maison, qui assume l'intérim jusqu'à la fin de la saison. L'équipe possède des joueurs très créatifs et expérimentés, mais ils avaient du mal à jouer collectivement. Ce changement d'entraîneur apporte une nouvelle structure et redonne de l'espoir aux joueurs. Pour le premier match de son deuxième passage en tant qu'entraîneur intérimaire de Manchester United, Michael Carrick a misé sur une recette aux antipodes de celle de l'ancien titulaire du poste, Ruben Amorim. En s'appuyant, entre autres, sur un 4-2-3-1 structuré, du jeu direct et certains indésirables du Portugais. Et ça marche : son équipe a dominé Manchester City (2-0) et conquis le public avec un Bruno Fernandes en état de grâce (voir plus loin).
Sur les cinq derniers matchs, United a montré un meilleur visage. Ils ont eu des moments difficiles avec des matchs nuls contre des équipes comme Wolves, Leeds ou Burnley, montrant qu'ils ont encore du mal à contrôler les matchs jusqu'au bout. Ils ont aussi été éliminés de la Coupe par Brighton. Mais leur victoire courageuse contre Manchester City lors du derby a certainement boosté l'énergie et la confiance des Mancuniens pour affronter Arsenal.
Avec son jeu direct, Manchester United a dominé Manchester City en lui laissant le ballon. La disposition tactique des Red Devils leur a permis de museler l'attaque des Citizens, puis de leur faire très mal en contre. À tel point qu’au coup de sifflet final, les joueurs de Michael Carrick comptaient plus de frappes et bien plus d'xG (3,81 contre 0,47) malgré seulement 32 % de possession. «Michael Carrick a joué dans de grandes équipes de Manchester United, il sait à quoi elles ressemblent», s'est ainsi emballé son ancien coéquipier Gary Neville sur Sky Sports en réaction.
Pour Arsenal, c’est l’occasion de montrer qu'ils sont les patrons. Pour United, avec un nouveau leadership suite à un changement d'entraîneur, c’est le moment de prouver qu’ils peuvent encore battre les meilleurs après leur tour de force contre Manchester City samedi dernier. Les Gunners, plus affûtés et stables, voient ce match comme une occasion de souligner leur progression, tandis que les Red Devils arrivent avec tout à prouver. Entre les fantômes des grands classiques passés et la pression actuelle, ce choc promet bien plus que trois points. Qu’est-ce que le coach intérimaire de Manchester United va mijoter pour contrer les feux des Gunners ?
Bruno Fernandes, libéré et délivré

Si Manchester United veut vraiment revenir au sommet, vendre Bruno Fernandes ne devrait même pas être une option. Certains joueurs sont des placements financiers, d'autres sont les fondations d'un club. Alors que Bruno Fernandes est annoncé du côté de l'Arabie saoudite, les sommes d'argent deviennent énormes et les débats s'enflamment sur les réseaux sociaux. Manchester United semble encore une fois tenté par l'idée dangereuse que vendre leur meilleur joueur serait une «bonne affaire».
Pourtant, un match comme le derby de dimanche contre Manchester City suffit à réduire cet argument à néant. La victoire de United à Old Trafford le 17 janvier a été intense et riche en émotions, mais c’était surtout une véritable leçon de football de la part de Bruno Fernandes. Au-delà de ses passes décisives, il a montré une autorité incroyable, dictant le rythme du match. On sentait que si United devait faire mal à City, cela passerait forcément par son capitaine.
Pendant que ses coéquipiers se laissaient porter par l'adrénaline, Fernandes, lui, contrôlait l'événement. Ce n’était pas un derby où United a gagné uniquement grâce au courage. Ils ont créé du jeu, pressé avec intelligence et réussi à passer à travers le milieu de terrain de City. Fernandes était au cœur de tout : il trouvait des espaces libres, réclamait le ballon même sous pression et forçait les défenseurs adverses à faire des erreurs. C'était du leadership pur, sans cris ni cinéma. Une performance qui rend les rumeurs de transfert presque absurdes.
Malgré cela, on entend encore parler d'offres saoudiennes capables de faire rêver n'importe quel comptable. La logique semble simple : Fernandes a plus de 30 ans, United doit reconstruire son équipe, et cet argent pourrait être réinvesti. Sur le papier, c'est raisonnable. Mais en réalité, cela oublie ce que le Portugais représente vraiment pour cette équipe.
Depuis son arrivée en 2020, il est le moteur des Mancuniens. Avec plus de 100 buts et passes décisives au total, il dépasse de loin tous les autres attaquants du club depuis l'époque d'Alex Ferguson. En Premier League, il reste chaque année l'un des joueurs qui créent le plus d'occasions de but. Quand United marque, il y a de très fortes chances que Fernandes soit impliqué. Sous l'ancien entraîneur Ruben Amorim, il jouait trop bas sur le terrain, ce qui gâchait ses qualités. Il faisait le travail, car c'est un travailleur, mais c'était un sacrifice.
Le premier match de Michael Carrick a montré une autre approche. Contre City, Fernandes a rejoué comme un vrai numéro 10, avec la liberté de bouger partout et de jouer à l'instinct. Le résultat ? Un joueur libéré. Quand Bruno Fernandes joue librement, United joue avec imagination. C’est aussi simple que cela. Durant le derby, il a su calmer le jeu quand il le fallait ou accélérer pour briser la défense adverse.
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