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La trêve qui fait tousser les grands !

11 octobre 2026

La Premier League reprend ses droits, mais les six grands ne retrouvent pas leurs troupes au complet. La trêve internationale a laissé des traces, avec une vingtaine de joueurs concernés par des blessures ou des problèmes physiques chez les cadors.

La trêve internationale d’octobre 2026 restera dans les mémoires comme l'une des plus dévastatrices pour les clubs européens. Avec l’introduction du nouveau format prolongé sur 16 jours permettant aux sélections de disputer jusqu'à quatre rencontres, les pires craintes des entraîneurs se sont matérialisées : une vague massive de blessures s’est abattue sur les effectifs.

Parmi les prétendants au titre, Arsenal paie un tribut extrêmement lourd. Les Gunners devront composer sans leur attaquant allemand Kai Havertz, victime d'une élongation musculaire qui devrait l'éloigner des terrains pour environ quatre semaines. Pour ne rien arranger, la recrue Christos Tzolis a également rejoint l'infirmerie pour un problème aux ischio-jambiers, avec une absence estimée entre deux et trois semaines.

Du côté de Liverpool, l'inquiétude est tout aussi vive. L'attaquant néerlandais Cody Gakpo est revenu de sélection avec une blessure combinée ischio-jambiers/cheville, ce qui l'écartera des pelouses pour plusieurs semaines. Le staff médical surveille également de très près Alexander Isak, rentré de son rassemblement avec une alerte à la cuisse qui le rend indisponible aujourd'hui pour la reception de Man City.

Les cadors ne sont pas les seuls touchés, et le constat est alarmant sur l'ensemble du Royaume. Cole Palmer (Chelsea) est rentré prématurément en raison de douleurs aux ischio-jambiers et aux adducteurs. Sa participation au prochain match reste floue. À Manchester United, le jeune Patrick Dorgu a lui aussi cédé face à un problème d'ischio-jambiers. Le milieu de terrain Alex Scott a subi une grave blessure à la cuisse. Son indisponibilité est d'ores et déjà évaluée entre plusieurs semaines et deux mois. L'attaquant Brian Brobbey (Sunderland) s'est blessé aux ischio-jambiers (absence de plusieurs semaines), tandis que le défenseur Dan Ballard souffre d'une blessure similaire, mais qualifiée de «longue durée».

Au milieu de ce marasme, quelques clubs respirent. Des frayeurs ont entouré l'état de forme de Erling Haaland ou de Martin Ødegaard, mais les dernières nouvelles se veulent rassurantes. Leurs staffs respectifs ont su gérer leur temps de jeu ou les ménager à temps pour éviter la rupture. Cette hécatombe relance plus que jamais le débat brûlant sur le calendrier infernal imposé aux joueurs de l'élite. Pour de nombreux managers, le constat est amer, la trêve internationale leur donne toujours des migraines.

Qui prend en charge les soins des joueurs blessés en sélection ?

Le club d'origine du joueur reste le premier responsable des soins médicaux et du maintien de son salaire fixe. Cependant, pour compenser la perte financière liée à l'absence du joueur, la FIFA a mis en place le Programme de Protection des Clubs (CPP). Ce dispositif sert d'assurance internationale pour soulager les clubs lorsque leurs joueurs se blessent en sélection «A».

1. Comment fonctionne l'indemnisation de la FIFA ?

Le programme de la FIFA prend en charge une partie du fardeau financier sous des conditions très strictes :

• Le seuil des 28 jours : La FIFA ne verse aucune indemnité si l'absence du joueur est inférieure ou égale à 28 jours consécutifs. L'indemnisation ne commence à être calculée qu'à partir du 29e jour de la blessure.

• Ce qui est payé : La FIFA rembourse uniquement le salaire fixe de base du joueur (au prorata de son absence), incluant les charges sociales obligatoires. Les primes de match, de performance ou autres avantages sont totalement exclus.

• Le plafond financier : Le montant de l'indemnisation est limité à un maximum de 20 548 € par jour, pour un montant maximal de 7,5 millions d'euros par joueur et par accident. La couverture maximale est d'un an (365 jours).

2. Quelles situations sont couvertes ?

L'assurance de la FIFA s'active si la blessure survient durant la «période opérationnelle» avec la sélection :

• Pendant un match officiel ou amical de l'équipe nationale.

• Pendant les séances d'entraînement officielles.

• Durant les trajets et transferts sous la responsabilité de la fédération nationale.

• Les crises cardiaques et AVC survenus durant cette période sont aussi couverts.

3. Ce qui reste à la charge exclusive du club

Le club doit payer l'intégralité du salaire sans aide si la blessure est légère (moins de 28 jours d'arrêt). De plus, les frais médicaux directs (chirurgie, examens cliniques, rééducation) et les maladies ordinaires contractées en sélection restent généralement à la charge du club ou de ses propres assureurs privés.

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