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Mois de la santé mentale des hommes 

Le bien-être psychologique au masculin : un must !

19 juin 2026

On leur a souvent appris à être forts, à ne pas pleurer et à garder leurs émotions pour eux. Pourtant, la souffrance n’a pas de genre. Comme les femmes, les hommes peuvent eux aussi traverser des périodes difficiles, ressentir un mal-être ou avoir des moments de «down». À l’occasion du mois de sensibilisation à la santé mentale des hommes, le psychologue Krishna Seebaluck revient sur l’importance de libérer la parole, les risques de refouler ses émotions et les moyens de mieux préserver son équilibre psychologique.

«To enn zom toi ? Kifer to plore kouma fam ?» C'est souvent le genre de choses qu'un homme s'entend dire, encore aujourd'hui, quand il pleure ou exprime d'autres émotions douloureuses. Car à Maurice, comme ailleurs, les hommes sont toujours perçus comme devant être «forts» (même si la force réside aussi et surtout dans la capacité à être vulnérable), c'est à dire en gardant pour eux leurs ressentis difficiles et en s'efforçant d'apporter à leurs proches un soutien matériel plutôt qu’émotionnel. Beaucoup développent ainsi la conviction qu’ils fonctionnent mieux en dissimulant leurs émotions et en se concentrant sur leur rôle de pourvoyeur.

Pourtant, derrière cette image de l’homme qui tient bon, il existe aussi des émotions, des blessures et des moments de fragilité. Mais certains préfèrent encore garder le silence, par peur du jugement ou parce qu’ils ont été conditionnés à cacher leur mal-être. Pourtant, parler de sa santé mentale est une forme de courage. «D’un point de vue psychologique, une personne est davantage disposée à exprimer ses émotions lorsqu’elle se sent en sécurité, acceptée et assurée que sa vulnérabilité sera accueillie avec compréhension plutôt qu’avec jugement. Et cela s’applique aux deux genres», confie le psychologue Krishna Seebaluck.

Le psychologue Krishna Seebaluck a travaillé au sein de plusieurs institutions et services, notamment le Child Development Unit (CDU), le Family Support Bureau, le Correctional Youth Centre (CYC), le Rehabilitation Youth Centre (RYC), le Probation and Aftercare Services ainsi que le Mauritius Prison Services.

Quels sont les signaux auxquels il faut être attentif, qui montrent qu’un homme ne va pas bien, docteur ?

«En tant que psychologue clinicien, je constate que les signes de souffrance psychique, qu’ils soient émotionnels, psychologiques ou physiques, sont globalement similaires chez les hommes et les femmes. Toutefois, certains comportements peuvent être particulièrement visibles chez les hommes. Il peut notamment s’agir de propos liés à l’envie de mourir ou de disparaître, à un sentiment de désespoir ou à l’enfermement dans une situation sans issue. Certains peuvent aussi se séparer d’objets auxquels ils tiennent beaucoup, adopter des comportements à risque inhabituels ou encore s’isoler complètement de leurs proches», avance le psychologue. C’est pourquoi il est important de consulter lorsque ces signes persistent, s’intensifient ou commencent à avoir un impact sur la vie familiale, sociale ou professionnelle. Une prise en charge rapide est essentielle, notamment en présence d’idées suicidaires, de comportements dangereux ou d’un isolement marqué.

Sur les plans familial et social

Selon le psychologue Krishna Seebaluck, cela peut se traduire par des difficultés à assumer certaines responsabilités du quotidien, une tendance à éviter les échanges et la communication au sein du foyer, ou encore un isolement progressif vis-à-vis des proches, des amis ou des collègues. Certaines personnes peuvent également éviter les conversations portant sur des sujets personnels, se réfugier dans un investissement excessif dans le travail pour ne pas faire face à leurs émotions difficiles, ou encore augmenter leur consommation d’alcool, de drogues ou adopter d’autres comportements d’évitement, comme les jeux d’argent, afin de compenser une souffrance émotionnelle.

Garder ses émotions enfouies peut avoir de lourdes conséquences

Refouler les émotions peut favoriser l’apparition ou l’aggravation de troubles comme la dépression et l’anxiété, avec un impact direct sur la vie familiale, sociale et professionnelle.

Sur le plan professionnel

La dépression et l’anxiété peuvent affecter la manière dont une personne fonctionne au quotidien dans son environnement de travail. Cela peut se manifester par une baisse des performances ou de la productivité, des difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions, ainsi qu’une augmentation des erreurs et des oublis. La personne peut également ressentir une perte de motivation, un désengagement progressif ou avoir recours plus fréquemment aux absences.

Des habitudes simples pour préserver son équilibre mental

Messieurs, osez en parler. Parfois, exprimer ce que l’on ressent peut sembler difficile, surtout lorsqu’on a peur d’être jugé ou de paraître faible. Pourtant, le premier pas vers un mieux-être commence souvent par l’acceptation de ses émotions. Car si personne n’ose briser le silence, les regards et les préjugés auront du mal à évoluer. Pour aider les hommes à prendre soin de leur santé mentale au quotidien, le psychologue Krishna Seebaluck partage quelques habitudes à adopter. «Il est important de normaliser les préoccupations liées à la santé mentale et d’aborder le sujet sans dramatisation excessive. Une approche trop alarmante peut parfois être perçue comme une remise en question de la capacité de la personne à faire face à ses difficultés», explique-t-il.

Selon lui, les hommes sont généralement plus enclins à se confier lorsqu’ils sentent qu’ils ne seront pas critiqués, que leurs émotions ne seront pas minimisées et qu’ils ne seront pas forcés de parler plus qu’ils ne le souhaitent. Il rappelle également que le bien-être émotionnel ne doit pas reposer uniquement sur l’entourage. Chaque adulte a la responsabilité de développer des moyens sains pour comprendre, gérer et exprimer ses émotions. L’objectif n’est pas d’imposer une manière de parler de ses sentiments, mais d’aider chacun à trouver son propre équilibre, à mieux gérer son stress et à communiquer ses besoins lorsque cela devient nécessaire.

Pour avoir une moustache fournie et en bonne santé

Le style moustachu, souvent perçu comme un signe de virilité, est adopté par de nombreux hommes. Toutefois, la pousse de la moustache varie d’une personne à l’autre, en fonction de la génétique, des hormones et des habitudes de vie. Et certains hommes ne sont pas gâtés à ce niveau. Qu'ils ne désespèrent pas trop. Même s’il n’existe pas de méthode miracle pour faire pousser les poils plus rapidement, quelques bonnes pratiques peuvent aider à favoriser une moustache plus saine et plus dense.

■ Prenez soin de votre peau

Une peau saine favorise un environnement propice à la croissance des poils. Nettoyez régulièrement votre visage pour éliminer les impuretés et utilisez une crème hydratante adaptée afin d’éviter la sécheresse et les irritations.

■ Adoptez une alimentation équilibrée

La santé des poils dépend aussi de ce que vous apportez à votre corps. Une alimentation riche en protéines, vitamines et minéraux (comme le zinc et les vitamines du groupe B) contribue au maintien de poils forts et en bonne santé.

■ Évitez de trop manipuler ou raser votre moustache

Contrairement à une idée répandue, se raser ne rend pas les poils plus épais ni leur pousse plus rapide. Évitez également de tirer sur les poils ou de les toucher constamment, car cela peut les fragiliser.

■ Entretenez-la pendant sa croissance

Même lorsqu’elle pousse, une moustache a besoin d’entretien. Brossez-la régulièrement, utilisez des produits adaptés si nécessaire et taillez légèrement les contours pour lui donner une apparence soignée tout en laissant la longueur se développer.

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