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«Peace, Justice & Liberty» : une hymne à l'amour signée Dukesbridge

28 mars 2026

Le 12 mars, la chanson Peace, Justice & Liberty a résonné au Champ-de-Mars.

C'est une chanson qui chante notre île et notre histoire. La bande de l'école Dukesbridge, menée par son directeur Rishi Nursimulu, nous parle de ce titre qui a résonné le 12 mars au Champ-de-Mars pour la fête de l'Indépendance.

12 mars 2026, un jour mémorable : «Le 12 mars au Champ-de-Mars, alors que la cérémonie protocolaire de l’Indépendance touchait à sa fin, un moment suspendu s’est imposé. Près de 200 artistes réunis sur une même scène, trois orchestres des forces de l’ordre, la voix de Jasmine Toulouse-Olivier et celles d’une centaine d’enfants ont fait résonner la chanson Peace, Justice & Liberty. Ce n’était pas simplement une performance. C’était une fresque, une émotion, une transmission. La chanson s’est déployée comme un voyage à travers le temps. Il est question de quatre couplets, quatre langues, quatre univers musicaux. Du souffle des premières douleurs coloniales jusqu’à l’élan d’une nation unie, chaque note semblait porter une mémoire.»

Autour d’une chanson «rouge, bleu, jaune, vert» : «Au-delà de la performance, Peace, Justice & Liberty est née d’une réflexion simple, presque dérangeante. Aujourd’hui, ces mots font partie de notre quotidien. Ils sont dans notre hymne national. Nous les chantons. Nous les répétons. Mais les comprenons-nous encore vraiment ? Nos enfants savent-ils seulement ce que signifient réellement la paix, la justice et la liberté ? Car ces valeurs, aujourd’hui acquises, n’ont pas toujours existé. Elles ont été conquises. Et c’est précisément cette histoire que la chanson cherche à raconter. Chaque couplet incarne une période de l’histoire mauricienne. Le premier, en français, plonge dans l’époque coloniale française. Celle des esclaves, contraints au labeur, portant dans le silence de leurs souffrances une prière : celle de connaître un jour la paix, la justice et la liberté. Le deuxième, en anglais et porté par un rythme de marche militaire, évoque l’arrivée des troupes britanniques en 1810. L’abolition de l’esclavage marque un tournant mais la liberté reste incomplète. Le troisième couplet nous emmène vers l’arrivée des travailleurs engagés venus d’Asie. Chanté en hindi, en ourdou et en mandarin, il rend hommage à leurs sacrifices et à leur contribution à la construction du pays. Enfin, le dernier couplet, en créole et porté par un rythme de séga, célèbre l’Indépendance, ce moment où la paix, la justice et la liberté deviennent enfin une réalité pour une nation. Mais la chanson ne s’arrête pas à une célébration. Elle se termine par un rappel. «Pa blie zame disan ki’nn koule pou nou gagn lape, lazistis ek liberte… Aster gard lape, lazistis ek liberte»»

Il était une fois... «C’est une histoire qui commence bien avant le 12 mars. Pour comprendre, il faut remonter bien plus loin. Au cœur de cette aventure se trouve Rishi Nursimulu, fondateur de Dukesbridge, mais avant tout musicien. C’est l’histoire d’un enfant qui découvre le clavier à cinq ans, puis la guitare, le violon et la flûte traversière. C’est l’histoire d’un adolescent qui dirigeait déjà une chorale à 13 ans. On lui avait conseillé de choisir entre les études ou la musique, il a choisi les deux. Lauréat en Économie, avec une carrière internationale en finance, il est retourné à Maurice en 2014 avec une idée simple mais ambitieuse : créer une école différente. Une école où l’on apprend aussi à ressentir, à s’exprimer, à créer.»

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