Ils désiraient vivre cette aventure depuis longtemps. Il fallait juste trouver le bon timing, disent-ils. Eh bien, ils l'ont finalement trouvé et nous proposent depuis quelques jours Dir Zot Fer Tension. Eux, ce sont Dagger Kkila, ex-OSB qui fait une belle carrière solo depuis quelques années (n’oubliez pas ses derniers singles Vitaminn M et Jahgann, entre autres), et Ejilen Faya, DJ, producteur et créateur qui n’en finit plus avec ses productions avec tellement d’artistes (Donovan BTS, Bigg Frankii, Yohan, Abel, Denzel, Momo et plein d’autres). Le duo nous parle de son nouveau voyage.
Ejilen Faya nous le dit d’emblée : «On s’est croisés plusieurs fois, mais on a vraiment connecté lors du récent Habit Mic Check vers mai, ce concours d'Habit visant à faire découvrir des artistes tels que des danseurs, slammeurs, rappeurs, etc. Je faisais partie du jury et Dagger était présent aussi. Donc, on s’est parlés et on a décidé de se lancer, de voir ce qu’on pourrait faire et ce que ça pourrait donner…» Ce qui est bien, c’est que Dagger Kkila est aussi du genre très productif, comme il nous le confie : «J’écris beaucoup de paroles ; en fait, j’écris sur tout ce que je vois autour de moi et mon univers est vraiment ancré dans des paroles engagées. Et j’avais justement ce texte qui allait devenir Dir Zot Fer Tension, où il est beaucoup question de vécu, de la condition de plusieurs personnes, d’hypocrisie, notamment dans le secteur artistique. Et puis, Ejilen a travaillé sur beaucoup de musique qui pouvaient s’ajouter aux paroles. On a donc choisi ce qui correspondait le plus au mood et aux paroles.»

Et comme d’habitude avec Mr Faya, le clip a suivi. Et Ejilen est tout content de l’expérience de tournage : «On voit bien que Dagger est un artiste qui a beaucoup d’expérience et une excellente discipline. Il était très ponctuel lors des tournages, très ouvert aussi aux suggestions des vidéastes (NdlR : le clip est concocté par les gars d'Underrated Studio). Bref, c’était vraiment sympa aussi pour le clip.»
Et après, les deux vont-ils se retrouver ? «Comme pour cette chanson, je pense qu’il faut laisser les choses se faire, ne pas forcer. C’est comme ça qu’on pourra créer des choses plus belles, faites avec un esprit plus posé, plus inspiré aussi», souligne Ejilen. Et Dagger de conclure : «C’est comme quand on me demande si je vais revenir avec les OSB, eh ben, on ne force rien, on laisse les choses venir.»
Entre-temps, le maître-mot est : Dir Zot Fer Tension…