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Mystère autour du décès de Karan Etwar, 31 ans

Sa tante : «Nou anvi kone ki finn ariv li»

6 juillet 2026

Une semaine après la découverte du corps de Karan Etwar à Surinam, le mystère persiste sur les causes de son décès. Entre agression et délit de fuite, les forces de l’ordre ne veulent écarter aucune piste. Sa famille, bouleversée, n’arrive pas à faire son deuil, submergée d’interrogations. Sa tante se confie.

Dire adieu à un être cher est déjà une épreuve déchirante, mais faire son deuil lorsque le mystère plane sur les circonstances exactes du décès d’un proche s’avère particulièrement douloureux. Une semaine s’est écoulée depuis que le corps sans vie de Karan Etwar a été retrouvé aux abords de Mandir Road, à Surinam, avec de graves blessures. A-t-il été victime d’une agression mortelle ? S’agit-il d’un délit de fuite ? Alors que les enquêteurs de la Criminal Investigation Division (CID) de Souillac, aidés de ceux de la Divisional Crime Intelligence Unit (DCIU) de la Southern Division, continuent leurs investigations afin de faire la lumière sur cette affaire, l’entourage de la victime, elle, vit dans une douloureuse attente, incapable de commencer son travail de deuil. «Tousala fatig nou. Nou anvi kone ki finn ariv li», lâche sa tante, peinée.

C’est dans la soirée du samedi 27 juin que les forces de l’ordre ont découvert le corps sans vie de cet habitant de Batimarais âgé de 31 ans, gisant dans une mare de sang en bordure de route à proximité d’une plantation de bananes. Sans tarder, elles ont sollicité le SAMU. Hélas, un médecin n’a pu que constater le décès du trentenaire lorsqu’il l’a examiné sur place. Son corps a ensuite été transféré à la morgue pour une autopsie. Celle-ci, pratiquée par le Dr Prem Chamane, médecin légiste de la police, a attribué le décès de la victime à une fracture du crâne. L’enquête suit son cours.

À Cité EDC, Batimarais, le temps semble s’être arrêté pour les proches de Karan Etwar. Célibataire et sans enfant, le trentenaire, qui avait deux sœurs, occupait une maison dans la cour familiale, où il était entouré de ses oncles et ses tantes. Orphelin depuis l’enfance, c’est avec ces derniers qu’il avait grandi. Le matin du drame, il a été aperçu en train de quitter son domicile, mais nul ne s’est posé de questions sur le lieu où il se rendait puisque «li ti enn dimounn bien personel. Li ti pe fer so bann zafer dan so kote. Li pa ti pe dir nou kan li sorti», confie sa tante. La mauvaise nouvelle leur a été annoncée par un ami de la famille dans la soirée. «Nou tou finn gagn enn sok», dit-elle.

Karan Etwar avait, certes, déjà eu des démêlés avec la justice, mais sa tante le décrit comme un jeune homme «korek, ki ti kontan ede, rann servis». Pour gagner sa vie, il cumulait des petits boulots. «Kot li ti pe gagn bann ti travay li ti pe ale, me dan landrwa tou dimounn ti pe get li sirtou pou mont lor pie pou kas coco pou li real vande. Il était très agile ; personne ne faisait cela mieux que lui.» D’après l’enquête policière, le trentenaire se serait rendu à African Town, à Riambel, durant les instants ayant précédé sa mort. Pour faire la lumière sur ce qui lui est arrivé, les images des caméras de surveillance située dans cette partie de l’île seront examinées afin de retracer ses déplacements.

Les funérailles de Karan Etwar ont eu lieu le dimanche 28 juin.

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