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Un élève forcé à des actes humiliants dans un collège des Plaines-Wilhems

Son grand-père : «Li enn zanfan trankil, zot finn trouv li enn prwa fasil»

16 juin 2026

Voilà une affaire qui remet une nouvelle fois au centre des discussions la question du harcèlement en milieu scolaire et la nécessité de ne jamais minimiser les violences, qu’elles soient physiques, verbales ou psychologiques. Ce mardi 9 juin, un élève de 14 ans d’un collège confessionnel des hautes Plaines-Wilhems a été victime d’une scène d’humiliation impliquant des actes dégradants imposés par des camarades de classe. Une partie de la scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Le grand-père de la victime, révolté, s’exprime.

Un mot, un geste, une humiliation… peuvent parfois laisser des blessures invisibles, bien plus profondes que celles que l’on voit. Pour ce jeune homme de 14 ans, ce qui devait être une journée ordinaire au collège a tourné au cauchemar. Durant la récréation, l’adolescent aurait été pris à partie par un camarade de classe qui l’aurait contraint à subir plusieurs actes humiliants et dégradants. Selon les informations recueillies, il aurait été contraint de baisser son pantalon avant d’être soumis à des actes sexuels visant à l’humilier devant d’autres élèves.

Le jeune garçon aurait ensuite été contraint de s’agenouiller et de chanter l’hymne national. Sous l’effet de l’intimidation, il aurait également été forcé de mettre l’orteil d’un autre camarade dans sa bouche. La scène, qui a été en partie filmée par un autre élève présent au moment des faits, a ensuite été diffusée sur les réseaux sociaux. Une vidéo qui a ainsi prolongé l’humiliation subie par l’adolescent, transformant un acte d’intimidation en une atteinte encore plus lourde à sa vie privée et à sa dignité.

Le lendemain des faits, le grand-père de la victime a signalé l’incident à la police. Révolté par ce qu’il décrit comme un acte de malveillance, il revient sur les circonstances dans lesquelles il a découvert ce qui est arrivé à son petit-fils. «J’ai appris l’incident par l’intermédiaire d’un ami de mon petit-fils, qui fréquente le même établissement scolaire. Je connais mon petit-fils, c’est un enfant réservé. Je savais qu’il n’allait probablement pas venir me raconter ce qui s’était passé, surtout après avoir vécu une telle humiliation», nous confie-t-il.

Le grand-père affirme s’être ensuite rendu au collège, où il a pu visionner la scène qui avait été filmée. Profondément choqué et bouleversé par les images, il dit avoir immédiatement décidé de se tourner vers les autorités afin de déposer une plainte. Celui qui affirme s’occuper de son petit-fils depuis sa naissance soutient que cet épisode ne serait pas un cas isolé. «Problem-la ti bizin depi avan, parski ti deza ena ban lezot zelev ti atak li lor lagar Kirpip. Zot ti rod kas ar li ek menas li. Mo ti zanfan enn zanfan trankil, li pa enn zanfan violan, li touzour dan so kwin. Zot finn trouv li enn prwa fasil pou intimide», confie-t-il.

Du côté du Service diocésain de l’éducation catholique (SEDEC), Clive Anseline, chargé de communication, indique qu’une enquête interne a été ouverte au sein de l’établissement concerné. Selon lui, le collège aurait également adressé plusieurs correspondances aux autorités compétentes. «Le collège travaille actuellement avec les parents et la Private Secondary Education Authority (PSEA) afin qu’un educational psychologist puisse accompagner l’élève et aussi qu’il reçoive une attention particulière de la part de l’équipe scolaire. Un travail conjoint est également en cours entre le collège et les parents de la victime pour assurer un retour de l’élève dans un environnement serein, surtout en période d’examens», explique-t-il. Le SEDEC demande, par ailleurs, aux personnes en possession de la vidéo de la supprimer et de ne pas la partager afin de préserver la dignité et la vie privée de la victime.

Le président de l’association des Old Boys de l’établissement a, lui aussi, tenu à réagir à cette affaire : «En tant que président de l’association, nous soutenons le collège et la famille, surtout la victime. Nous condamnons fermement cet acte de violence. Il y a beaucoup de cas isolés qui ne sont pas rapportés. Mais nous, en tant qu’association des Old Boys, nous sommes prêts à collaborer avec le collège de la meilleure façon possible et à promouvoir la sécurité. Nous sommes là pour proposer notre aide en termes d’accompagnement psychologique pour l’enfant, car parmi nos anciens élèves, plusieurs sont aujourd’hui psychologues, avocats…»

Ce vendredi 12 juin, des officiers du ministère de l’Éducation se sont rendus sur place pour les besoins de leur enquête. L’agresseur a été suspendu par l’établissement en attendant les conclusions des différentes investigations. La police a aussi ouvert une enquête sur ce cas. La victime, elle, est actuellement admis à l'hôpital où elle subit des examens dans le cadre de cette affaire.

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