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Valérie Standfest et sa nouvelle aventure en tant que conseillère municipale en Allemagne

18 avril 2026

Avec le ministre Alexandre Dobrint (ministre de l'Intérieur) et Peter Aumer (membre du Parlement allemand - député).

«Celui qui n’essaye pas, ne saura jamais.» Cette phrase, Valérie Standfest (Gentil) ne se contente pas de la citer : elle la vit. Fraîchement élue conseillère municipale en Allemagne, la jeune femme fait aujourd’hui ses premiers pas dans un univers souvent perçu comme fermé, voire intimidant. Mais pour elle, la politique ne se résume pas à des discours ou à des décisions prises derrière des portes closes. C’est avant tout un moyen d’agir, de représenter et, surtout, d’inspirer. Elle porte en elle une conviction, celle qu’une femme métissée peut non seulement trouver sa place dans un pays étranger, mais aussi faire bouger les lignes. Motivée et fière, elle nous raconte son parcours.

C’est une nouvelle mission qui commence pour Valérie Standfest, aussi connue sous le nom de Valérie Gentil et âgée de 31 ans. Le 8 mars dernier, elle a franchi un grand cap en intégrant le monde politique en tant que conseillère municipale. Jeune mauricienne, métissée et évoluant dans un pays étranger, Valérie porte en elle une histoire faite de défis et de détermination. S’imposer dans un univers souvent perçu comme fermé n’a rien d’anodin. Pourtant, elle a choisi d’y prendre sa place, convaincue que chacun, peu importe ses origines ou son parcours, peut contribuer au changement. «Je me suis engagée en politique car j’étais curieuse et aussi parce qu’en tant que jeune femme étrangère, je voulais montrer que je pouvais m’engager et faire bouger les choses», nous confie celle qui a profité de quelques jours de vacances dans son île natale récemment avant de repartir dans son pays d'adoption plus que jamais motivée pour assumer ses nouvelles responsabilités.

En revenant sur les raisons de son engagement, la jeune conseillère municipale évoque un déclic inattendu, né d’une simple discussion. Une rencontre qui a su faire naître en elle l’envie de s’impliquer davantage et de passer de l’observation à l’action. «Pour tout vous dire, c’est pendant la dernière élection municipale en 2020 que j’ai pu faire la connaissance de certaines personnes qui avaient posé leur candidature pour être maire ou conseiller municipal. Après une heure d’échanges, ils m’ont proposé de me joindre à la politique et, bien sûr, avec l’encouragement de ma famille et les conseils de mon beau-père, je me suis dit : pourquoi pas ?»

Valérie a toujours eu ce goût de se démarquer. Déjà à l’époque où elle fréquentait le collège BPS à Beau-Bassin, elle occupait le poste de Vice Head Girl, un rôle qui en dit long sur son sens des responsabilités et son leadership. Après le collège, un nouveau chapitre s’ouvre pour la jeune Mauricienne. Elle rejoint sa mère et son frère en Allemagne, un pays encore inconnu, où tout est à construire. «Quand je suis arrivée en Allemagne, j’ai commencé à apprendre la langue. Après six mois de cours, j’ai ensuite commencé mes études comme infirmière, tout en travaillant. Cette année-ci, je vais commencer mes études comme podologue», raconte-t-elle.

Installée en Bavière, dans le sud de l’Allemagne, non loin de Munich, Valérie découvre une autre facette du pays. «Quand les gens parlent de l’Allemagne, beaucoup pensent à Berlin ou Hambourg, mais ça ne s’arrête pas là. En Bavière, la culture est différente, la langue aussi, et c’est ce qui me plaît», explique-t-elle, le sourire aux lèvres.

Inspirer les jeunes

La raison derrière son engagement politique va bien au-delà d’un simple intérêt pour la chose publique. Pour Valérie, il s’agit avant tout d’inspirer les jeunes et de leur montrer qu’il est possible de voir la politique autrement. «C’était l’année dernière. Comme j’ai été élue pour être chef du groupe de jeunes politiciens dans la ville, la prochaine étape pour moi était bien sûr de poser ma candidature en tant que conseillère municipale, afin de représenter les jeunes de ma ville.»

Un parcours logique, mais loin d’être facile. Car se lancer en politique, surtout avec son profil, n’allait pas être sans défis. «Pour être sincère, oui, c’était un très grand défi pour moi. Soyons honnêtes : une jeune femme métisse qui se lance en politique et qui pose sa candidature en tant que conseillère municipale dans la région, c’était une première pour tout le monde. Un défi qui ne m’a pas fait peur.»

Valérie ne cache pas que le chemin n’a pas été de tout repos. Entre doutes, pression et attentes, elle dit avoir tout vécu. Mais une chose n’a jamais changé :sa détermination à aller jusqu’au bout, portée par le soutien indéfectible de ses proches. «Pour être franche, j’étais un peu stressée, j’avais chaud et, après avoir eu les résultats, je ne pouvais pas croire mes oreilles. Tous les efforts que ma famille et moi avions investis dans la campagne avaient porté leurs fruits. Le lendemain, ça a été un vrai soulagement»,confie-t-elle, encore émue.

Des projets, Valérie n’en manque pas. «Mes priorités sont les personnes âgées, leur donner plus de facilités, organiser des activités et des rencontres pour elles. Je veux faire vivre la ville de Nittendorf, organiser des événements. Je veux aussi faire beaucoup de choses pour les jeunes, les encourager à s’engager dans des groupes sociaux.» En quelques mots, la jeune conseillère municipale adresse un message surtout aux jeunes : «Peu importe ton âge, ta religion ou quoi que ce soit, engage-toi, c’est important. Si moi aussi j’avais hésité, je ne serais pas là où je suis aujourd’hui. Peu importe ta couleur de peau, peu importe où tu vis, tu peux le faire», dit celle qui espère encourager et motiver ceux qui hésitent encore.

La jeune femme posant aux côtés de Manfred Weber, un membre de l’Union européenne.

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