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Ces champions qui goûtent enfin à l’or

Christiane Legentil, la médaille du bonheur

Ils ont brillé dans des compétitions internationales et certains ont même atteint le Top 8 des Jeux olympiques. Et pourtant… Il leur manquait cette médaille d’or aux Jeux des îles. Une consécration très convoitée, mais que certains athlètes ont mis du temps à atteindre. Pour d’autres, la première tentative a été la bonne.

Christiane Legentil, la médaille du bonheur

 

L’attente a été longue pour la judokate, Christianne Legentil. La jeune fille originaire de Maréchal à Rodrigues, a décroché cette médaille d’or qui lui manquait tant. Médaillée de bronze en 2007 et 2011 et privée des JIOI de 2015 suite à une vilaine blessure, la Mauricienne a, enfin, son précieux métal jaune autour du cou. «Il y aurait eu un vide dans ma carrière si je n’avais pas remporté la médaille d’or aux Jeux des îles. En montant sur le tatami, je me suis dit que je vais tout donner, mem si bizin ramas mwa avek lapel apre, mais je dois faire un bon combat», déclare Christianne Legentil.

 

La jeune femme nage dans le bonheur, depuis sa victoire, lundi après-midi, au Complexe sportif de Côte d’Or. «C’est un moment qu’on ne peut décrire, tant c’est fort à vivre. Le judo est un sport de combat très exigeant, où tout peut arriver. J’ai abordé chaque rencontre, sans pour autant penser à la suivante. Cela m’a permis de rester concentrée jusqu’à ma victoire en finale», exulte la jeune femme de 27 ans. 

 

Cette victoire aux Jeux des îles, Christianne Legentil la doit à sa famille, ses amis, le ministère de la Jeunesse et des sports, le Comité olympique mauricien, le Trust Fund, l’Assemblée régionale de Rodrigues, ses amis en sélection, ses entraîneurs et la Fédération mauricienne de Judo. Des personnes qui ont été à ses côtés dans des moments difficiles (blessée en 2015 et 2018) et que la judokate souhaite personnellement remercier, sans compter ceux qu'elle n'a pas cités. Et aussi le public mauricien qui était en grand nombre à la soutenir au gymnase.

 

Revenue à la compétition cinq mois seulement après une nouvelle blessure au genou, la judokate voit en cette consécration une inspiration pour la suite de ca carrière. Avec trois titres de vice-championne d’Afrique (2014, 2015 et 2017) elle aspire plus que tout à aller chercher une couronne africaine. Mais comme elle le dit elle-même, ce sera step by step.

 


 

 

Mohammad Dookhun : le rachat

 

 

Son palmarès est complet. Il occupe souvent le haut de l’affiche dans les épreuves de demi-fond, et ceux qui ont l’habitude de le suivre dans cette discipline savent qu’une fois que Mohammad Dookhun a mis le nez devant dans une course, la tâche deviendra compliquée pour ses poursuivants pour le déloger. Il représente une des valeurs sûres dans cette spécialité mais il avait obtenu la médaille d’argent en 2015 à l’île de la Réunion.

 

Le lundi 22 juillet, il a enfin pu goûter à l’ivresse d’une victoire dans les Jeux des îles de l’océan Indien, qui plus est, devant son public, dans l’épreuve du 1500 mètres. Le dernier Mauricien à avoir remporté cette course est Jacques Legrand en 1979. Un sacre qui représente beaucoup pour Mohammad Dookhun. «Je remercie en premier lieu Dieu, et cela prouve que le demi-fond n’est pas mort à Maurice. Ce n’est pas une victoire uniquement pour moi, mais pour tous les autres coureurs de demi-fond. Si on bénéficie de l’aide du gouvernement, je suis certain qu’on pourra compter sur l’île Maurice dans les épreuves olympiques dans un proche avenir».

 

Mohammad Dookhun ne manque pas de souligner l’apport du public dans sa victoire. «Merci aux nombreux spectateurs mais il n’y a pas que les JIOI pour encourager les athlètes mauriciens. Venez nous encourager lors des championnats de Maurice et compétitions africaines qui ont lieu sur notre sol. Votre soutien nous aide à repousser nos limites», ajoute le Curepipien.

 


 

 

John Colin, enfin !

 

 

La troisième tentative est la bonne pour John Colin. Le boxeur qui vient d’emménager à Camp-Mapou, à Henrietta, a décroché sa toute première médaille d’or aux Jeux des îles. Médaillé d’argent en 2011 et détenteur du bronze en 2015, John Colin a, aussi, été champion d’Afrique. Le Mauricien avait créé la surprise en 2009, remportant l’or sur le même ring que celui du Centre national de boxe.

 

Mais même s’il a toujours fait partie des pugilistes les plus en vue, la médaille d’or lui a toujours fait faux bond aux JIOI. Une breloque qui lui manquait à son palmarès. Vendredi soir, John Colin a rectifié cela en triomphant du Réunionnais Julien Samourgompoulle à la faveur des juges 4-1.

 

«C’est ma première médaille d’or aux jeux et j’en suis très heureux. Je voulais tellement remporter cette médaille. Je remercie le ministère de la Jeunesse et des sports, l’Association mauricienne de Boxe, le staff technique de l’équipe nationale, car nous avons réussi à placer dix boxeurs en finale et nous nous retrouvons avec six médailles d’or. C’est une bonne journée », déclare John Colin.

 

Le cadet des frères Colin a, également, une pensée spéciale pour sa famille, ses voisins, son employeur PADCO, le Comité olympique de Maurice, les Mauriciens, Rodriguais et Agaléens qui l’ont beaucoup soutenu. «J’ai beaucoup attendu avant de pouvoir décrocher la médaille d’or. Sans le soutien et les encouragements de toutes ces personnes, je n’y serais pas arrivé. Ils ont contribué à leur manière à ce succès et je leur en suis très reconnaissant. Cette consécration est aussi le résultat de tous ces sacrifices et ces heures passées à la salle d’entraînement. Ces JIOI resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Je les ai vécus comme des Jeux olympiques et il n’y a pas de meilleur moment que celui de monter sur la plus haute marche du podium devant son public», commente le champion de la catégorie 60 kg.