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Elle dénonce ses trois belles-sœurs neuf ans après le décès suspect de sa belle-mère

«Je l’ai fait pour des raisons personnelles»

18 janvier 2026

Cette affaire fait le buzz sur les réseaux sociaux. Pour cause : une femme de 43 ans affirme que le décès de sa belle-mère, survenu il y a neuf ans dans des circonstances qu'elle juge suspectes, n’est pas naturel. Elle a consigné une déposition durant la semaine écoulée dans laquelle elle a fourni moult détails à la police sur cette surprenante affaire où elle pointe du doigt ses trois belles-sœurs. Récit.

Après neuf ans de silence, elle choisit enfin de s’exprimer. Ses déclarations troublantes à la police ont d’ailleurs eu l’effet d’une véritable bombe sur les réseaux sociaux. Cette coiffeuse de 43 ans affirme que le décès de sa belle-mère, survenu il y a neuf ans, n’était pas naturel.

Dans une déposition consignée au poste de police de Quatre-Bornes, elle soutient ses dires avec moult détails. Elle raconte des scènes nocturnes inhabituelles, des propos alarmants et des tentatives présumées d’empêcher l’intervention des secours. Le poste de police de cette localité a d’ailleurs ouvert une enquête pour meurtre allégué.

Mais pourquoi de telles révélations maintenant, neuf ans après le décès ? «Je l’ai fait pour des raisons personnelles», nous a seulement déclaré la jeune femme sans vouloir entrer dans les détails. Une source policière affirme qu’elle craint désormais pour sa sécurité et celle de ses enfants à la suite de ses troublantes déclarations. Dans sa déposition, la femme explique que les faits remontent à la nuit du 11 juillet 2017, au domicile familial à Candos.

La coiffeuse affirme avoir été réveillée vers 2h30 par un bruit sourd. En sortant de sa chambre, elle aurait constaté que la lumière du salon de sa belle-mère était allumée. Elle y aurait vu ses trois belles-sœurs en train de nettoyer la pièce et de déplacer des meubles. Interrogées sur la situation, elles ne lui auraient donné aucune explication.

La quadragénaire confie qu’elle s’est ensuite rendue dans la chambre de sa belle-mère, laquelle lui aurait assuré qu’elle allait bien. Informé de la situation, son époux lui aurait conseillé de ne pas intervenir et de rester à l’étage chez eux. Au petit matin, au réveil, elle dit être retournée voir sa belle-mère, qui aurait éclaté en sanglots en déclarant : «Bann-la pe rod tengn mo laparey. Mo bien mwa. Mo pe anvi viv.»

Troublée par les propos de la vieille dame, elle affirme qu’elle a voulu contacter le SAMU pour venir en aide à celle-ci. C’est alors que l’une de ses belles-soeurs l’aurait insultée et empêchée de le faire avant de lui arracher le téléphone en lançant, dit-elle : «To pena drwa vinn tous nanye isi. Nou mama sa. Nou gagn drwa fer seki nou anvi, (...) al kot twa.»

La situation se serait davantage détériorée, au point qu’une autre belle-sœur serait intervenue et aurait ensuite demandé à son époux de l’éloigner pour éviter un scandale. Alors qu’elle se trouvait dans le garage familial, la coiffeuse dit avoir entendu sa belle-mère répéter plusieurs fois : «Pa tengn. Pa tengn. Mo anvi viv. Mo pou ekoute. Mo pa pou dir nanye.»

La plaignante allègue qu’elle aurait ensuite été emmenée de force à l’étage par son époux et enfermée dans sa chambre. Ses appels à l’aide auprès des voisins seraient restés vains. Vers 15 heures, alertée par sa fille de la présence d’une foule au rez-de-chaussée, elle serait descendue et aurait entendu l’une de ses belles-sœurs déclarer dans la cuisine : «Nou’nn atann trwazerdtan pou so lekor fre lerla nou’nn call dokter.»

Peu après, son époux serait venu lui annoncer que sa mère était décédée. Craignant des représailles, elle dit être restée à l’écart de tout ça. La défunte a été incinérée le lendemain. La quadragénaire affirme aujourd’hui être convaincue que sa belle-mère n’est pas décédée de mort naturelle. Une source policière souligne qu’il n’y a pas eu d’autopsie à l’époque. Une enquête est toutefois en cours afin de faire toute la lumière sur cette troublante affaire.

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