• Mannyok, le groupe rodriguais et sa conquête africaine
  • Laurent Combalbert : À la découverte de... ADN Kids
  • National Sports Award 2019 : des étoiles brillantes
  • Bruno Mikale, un coach aux fourneaux
  • Le meurtrier de son fils libéré un jour après sa condamnation | Sunita Darga : «Nous demandons au DPP de faire appel»
  • Love Aaj Kal 2 : Sur les pas du père
  • Amar Moonesamy, 17 ans, meurt d’une «overdose» de drogue synthétique | Veena, sa mère : «Nous voulons des réponses pour faire notre deuil»
  • Coronavirus : Le message d’espoir du Dr Sumayyah Hosany en Chine
  • Chelsea vs Man Utd : Lampard vs Solksjaer, opposition de styles
  • Terry, 13 ans, atteint d’une maladie cardiaque | Annabelle, sa maman : «Aidez notre fils à avoir un nouveau cœur»

HSC 2019 : Histoires de lauréats

C’est le vendredi 7 février que la liste des lauréats a été rendue publique par la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun. 10 500 élèves avaient pris part aux examens du Higher School Certificate (HSC). 41 bourses ont été décernées pour Maurice et quatre pour Rodrigues. Le taux de réussite pour la cuvée 2019 est de 75,21 % à Maurice, 67,92 % à Rodrigues et 74,75 % pour la République de Maurice. Zoom sur le parcours de quelques lauréats…

Yukino Chang-Leng : «Je suis contente de faire la fierté de mon collège»

 

Ils ont tous vibré. Quand le nom de Yukino Chang-Leng a retenti vendredi, lorsque les résultats ont été proclamés, c’est tout le collège Lorette de Quatre-Bornes qui a laissé éclater sa joie. Lauréate (Arts Side), la jeune femme ne réalise toujours pas ce qui se passe autour d’elle. «Je suis contente de faire la fierté de mon collège car mes profs croyaient vraiment en moi et ils ont su me donner les outils nécessaires pour que j’y arrive», confie la jeune femme qui, dans ce grand moment de bonheur, pense aussi à sa famille. «Je ne m’y attendais vraiment pas. J’ai vraiment travaillé pour mais après les examens, j’avoue que j’avais eu quelques doutes, surtout après mon papier de sociologie.» 

 

Pour elle, il n’y a pas de formule magique pour réussir : «Il n’y a vraiment pas de secret. Chaque personne est différente, chaque personne apprend différemment. Pour ma part, j’aimais beaucoup la filière que j’avais choisie. J’étais à l’aise avec mes matières. J’étais passionnée par la sociologie, l’anglais et le français, et grâce à des profs dévoués, le soutien de ma famille et le travail, j’ai pu y arriver…»

 


 

Megduth Sanmukhiya : «Il y a eu du travail mais aussi de la chance»

 

Il ne descend pas de son petit nuage… de bonheur. «Mo ankor pa pe krwar !» C’est en ces termes que Megduth Sanmukhiya, lauréat dans la filière des sciences, nous a confié son état d’esprit, quelques heures après la proclamation des résultats du HSC (cuvée 2019) le vendredi 7 février. Le cœur chargé d’émotions et de satisfaction, ce jeune homme de 17 ans, qui a sauté la classe de Form II (parce qu’il répondait aux critères pour pouvoir le faire), n’arrive toujours pas à réaliser ce qu’il est en train de vivre, mais se dit surtout heureux de pourvoir rendre fiers ses proches. «Je me suis beaucoup donné pour mes études, mais je ne m’attendais absolument pas à devenir lauréat. Il y a eu du travail, certes, mais il y a aussi de la chance. Je suis conscient de cela. Je suis heureux de faire honneur à ma famille, mes profs, mes amis et tous le non teaching staff de mon école», confie l’ex-étudiant du collège Modern à Flacq, où son père, Yogesh Sanmukhiya, est recteur et son grand-père, Megnath Sanmukhiya, manager.

 

Le jeune lauréat dédie ainsi cet accomplissement à tout son collège : «Si j’avais un conseil à donner à tous ceux qui sont actuellement en HSC, c’est surtout de croire en eux-mêmes. Il faut croire en ses capacités et surtout croire qu’on peut y arriver. Le doute, le stress et la peur sont nos plus grands ennemis.» Pour son père, Yogesh Sanmukhiya, à la tête du collège qui se retrouve pour la troisième fois sous le feu des projecteurs en décrochant le troisième lauréat de son histoire, son fils est un bosseur : «Être appliqué et rigoureux, c’est très important mais pour avoir un développement complet, il faut aussi avoir d’autres centres d’intérêt. Je trouve que Megduth a très bien géré l’équilibre entre les études et les loisirs. Avoir une balance entre les deux est important. En sus des études, mon fils pratique du badminton et du football, et il fait aussi de la musique sur son ordinateur…»

 

Pour l’avenir, Megduth souhaite aller étudier au Canada ou en Europe pour décrocher un degré en Physics et ensuite faire une spécialisation en aéronautique. «Je sais aussi que, coûte que coûte, je retournerai à Maurice pour me mettre au service de mon pays…»

 


 

Nandanee Mulloo : hommage à ma mère

 

Son histoire a fait le tour des médias. Tant elle est touchante, poignante et force l’admiration. Nandanee Mulloo, 18 ans, fait partie de ces élèves qui ont été honorés vendredi, après la proclamation des résultats du HSC. Lauréate de la filière scientifique, cette étudiante du Queen Elizabeth College savoure cet accomplissement. «Je suis très contente», nous dit-elle lorsque nous la sollicitons. Mais si elle partage son bonheur avec son père, aide-maçon, ses proches et tout son entourage, la jeune habitante de Plaine-Magnien pense particulièrement à sa mère Poonam, décédée il y a trois mois, des suites d’un cancer. La jeune femme, qui aurait pu se laisser submerger après la mort de sa mère, survenue alors même qu’elle prenait part à ses examens, a fait de cette épreuve une force pour s’accrocher et aller au bout des épreuves du HSC. C’est en étant plus forte qu’elle a pris part à des épreuves de mathématiques le lendemain des funérailles de celle qui croyait tant en elle et qui désirait tant la voir devenir lauréate.

 

Avec son nom sur cette fameuse liste de lauréats, Nandanee ne pouvait ne pas rendre un meilleur hommage à sa mère qui est, pour elle, son modèle, sa source d’inspiration…

 


 

Adrien Anthony : lauréat… comme maman

 

Dans la famille Anthony, on demande les lauréats et… c’est la mère et le fils qui s’avancent. Si Charline Anthony était lauréate il y a 25 ans côté économie, son fils Adrien a marché sur ses pas puisque cet étudiant du Rodrigues College est lauréat de la cuvée 2019, Science Side.  Depuis, chez la petite famille, c’est l’euphorie. «On a bien fêté cela vendredi», nous confie Charline, une maman heureuse et surtout très fière. «Anthony s’est beaucoup investi et il mérite sa réussite. On croyait en lui et il ne nous a pas déçus.»

 

Si Charline avait choisi de ne pas poursuivre ses études, Adrien pense déjà à l’avenir : «Je vais étudier l’ingénierie et je veux explorer des voies qui me permettront de retourner après, à Maurice et à Rodrigues, pour travailler…» En attendant, il savoure la bonne nouvelle qui a donné un autre sens à sa vie : «Il y a eu beaucoup de stress avant, de la compétition aussi et je suis aujourd’hui content de la tournure des choses…»

 


 

Anne-Laure Perrine : «C’est un achievement…»

 

Y a-t-il un secret pour devenir lauréat ? À cette question, Anne-Laure Perrine, lauréate (Science Side) du Rodrigues College est catégorique : «Il n’y a pas de secret. Comme dans toute chose dans la vie, il faut se fixer des objectifs, il faut du travail et il faut aussi croire en soi. J’ai cru en moi, j’ai donné le meilleur de moi-même et je suis contente aujourd’hui d’être parmi les lauréats. C’est un rêve, un achievement.» Le ton assuré, la jeune femme se dit honorée de se retrouver sur cette liste des meilleurs étudiants de la cuvée 2019 aux examens du HSC : «Il y avait beaucoup de candidats brillants dans la promotion.» Et elle dédie cet accomplissement à sa famille : «Mes parents m’ont tout donné. Ils ont été pour moi une source de motivation et d’encouragement…» Même si son papa, Nan Rock Perrine, est recteur dans l’établissement où elle étudiait, Anne-Laure n’a jamais subi de pression : «À l’école, j’étais une étudiante comme les autres et mon père me faisait confiance.» Pour lui, Anne-Laure récolte aujourd’hui les fruits de son travail : «Elle a toujours été régulière et on l’a toujours laissée libre dans ses actions et ses choix. On n’a jamais eu à être derrière elle.»

 

Encore sous l’émotion de cette bonne nouvelle, Anne-Laure pense toutefois déjà à l’avenir. «Je vais continuer dans la filière scientifique et je pense faire la médecine à Maurice. Je vais également étudier toutes les possibilités qui s’offrent à moi», dit-elle, de la conviction dans la voix.