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Il a les poignets écrasés par un autobus : Le calvaire de Wayne, 9 ans

Le garçonnet est rentré chez lui les mains plâtrées après une semaine d’hospitalisation.

Cet élève de Grade 5 rentrait de l’école lorsqu’un accident est survenu. Lorsqu’il est descendu de l’autobus à bord duquel il voyageait, il est malcontreusement tombé et le véhicule, qui a démarré aussitôt, lui est passé sur les mains, les poignets et une partie des avant-bras. Grièvement blessé, il a passé une semaine à l’hôpital. Récit.

«On oublie les blessures légères mais les profondes laissent des cicatrices indélébiles.» Cette fameuse citation de l’écrivain algérien Mazouz Hacène se prête bien à la situation dans laquelle se trouve Wayne, 9 ans. Il a été grièvement blessé le jeudi 27 juin et est toujours en soins à l’hôpital de Rose-Belle. Le jour fatidique, il rentrait de l’école en autobus quand celui-ci ne s’est pas arrêté à son bus stop mais plus loin. Ce qui l’a un peu paniqué. Et en descendant, il est tombé hors du véhicule qui a démarré aussitôt et lui est passé sur les mains, les poignets et une partie des avant-bras.

 

Traumatisé, Wayne ne veut plus entendre parler d’autobus. «La seule idée de prendre l’autobus le rend malade depuis cet accident», regrette son père Gilbert. Le jeudi 27 juin, raconte-t-il, Wayne, élève en Grade 5 à la Cité Atlee Government School, avait pris l’autobus, comme à son habitude après l’école, pour rentrer chez lui, à La Brasserie. Ce jour-là, il avait participé à la journée sportive de son école et avait décroché deux médailles d’or dans les épreuves de course individuelle et de relais. «Sa joie a été de très courte durée. Il n’a même pas eu le temps de nous montrer ses deux médailles. Il les a perdues lorsque l’accident est survenu. Mais il a été très courageux après ce qui lui est arrivé», précise Gilbert.

 

La journée sportive a pris fin vers 15 heures et Wayne a pris le bus peu après. «L’autobus était complètement bondé et il est resté debout. Il a appuyé sur la sonnette à l’approche de l’arrêt où il devait descendre mais l’autobus ne s’est pas arrêté. Mon fils a paniqué. Lorsque l’autobus s’est arrêté un peu plus loin, Wayne en descendant est malencontreusment tombé. Le véhicule a démarré aussitôt et les roues de l’arrière sont passées sur ses mains et ses avant-bras. Le bus a continué sa route et s’est arrêté un peu plus loin. Le conducteur et le contrôleur ont alors pris la fuite.»

 

Wayne a tout de même trouvé le courage de rentrer chez lui, les mains et les bras ensanglantés. Cette scène horrible hante toujours sa mère Nicole qui l’a aussitôt embarqué dans une voiture pour l’emmener à l’hôpital de Rose-Belle. «Ses deux mains et une partie de ses avant-bras sont blessés mais ceux de droite sont les plus touchés. Les deux côtés ont été plâtrés. Il a également des égratignures sur le flanc droit du visage et des blessures sur le front qui ont nécessité des points de suture.»

 

Le petit a été autorisé à rentrer chez lui, le jeudi 4 juillet, après une semaine d’hospitalisation. Il aura besoin de beaucoup de soins encore ainsi que d’une bonne rééducation pour retrouver l’usage de ses avant-bras et de ses mains. «Je remercie Dieu car mon fils a été soigné par un bon médecin. Mais il n’a pas le moral depuis l’accident et il est traumatisé. Je pense l’emmener voir un psychologue qui pourra l’aider à aller mieux», souligne Gilbert.

 

L’habitant de La Brasserie qualifie le chauffeur de l’autobus d’irresponsable. Il a déjà alerté la SICOM, qui est la compagnie d’assurance de l’autobus en question. Il a aussi déjà consulté un homme de loi pour décider de la marche à suivre. La police a également ouvert une enquête. Le chauffeur et le conducteur s’étaient réfugiés au poste de police de Curepipe le jour de l’accident, lorsque des habitants de La Brasserie s’étaient amassés sur les lieux du drame pour exprimer leur colère. À ce stade, le chauffeur ne fait l’objet d’aucune accusation. «Les enquêteurs n’ont pas encore recueilli la version de Wayne ; ils vont le faire lorsqu’il ira mieux. Il doit également participer à une reconstitution des faits», nous apprend Gilbert.

 

Mais pour son épouse et lui, «la priorité, c’est qu’il retrouve l’usage de ses mains au plus vite». Afin qu’il puisse reprendre ses études, ses activités et sa vie normale.