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9 mars 2020 02:30
Elle peut bien parler au Parlement, y citer Kaya, mais Sandra Mayotte n’oublie pas pour autant de donner de la voix… en chanson. Elle sortira bientôt Mo ene fam for, titre écrit par Daryl Huteau qui dit s’être inspiré de la vie de Sandra Mayotte herself pour concocter ce morceau arrangé par Gérard Louis. Morceau qui sera sur une compilation dont la sortie est prévue dans les semaines à venir.
Ce n’est pas la première fois que Sandra Mayotte chante la femme sous son plus beau jour. Il y a eu Maman Doudou et Zistwar mo papa. «C’est un sujet qui devrait tous nous tenir à cœur et que je continuerai à souligner», confie Sandra Mayotte.
La députée de la circonscription no 14 (Savanne/Rivière-Noire) trouve que «la réalité est triste à Maurice, avec toutes ces femmes agressées par leur conjoint ou ex-conjoint. J’espère juste pouvoir inspirer les femmes et leur donner assez de motivation et de courage pour prendre les devants et sortir de ces engrenages malsains et violents».
Paroles d’une femme forte qui viendra bientôt avec Mo ene fam for.
Dès le lundi 9 mars, vous l’entendrez. Luana Panain, chanteuse que l’on connaît bien pour son tube Mo pa pou reste – avec le fameux refrain Li bate mama –, revient avec Lafliksyon fam, nouveau single qui sera lancé sur les ondes de Radio One ce lundi. Une nouvelle sortie séga, écrite par Dallon et chantée par cette gagnante du concours musical télévisé Bat Sega en 2006. Et surtout, une nouvelle chanson dans le cadre de la Journée mondiale de la femme, ce 8 mars, après Mo ene fam en 2016.
Hélas, ce n’est pas totalement dans la joie que Luana Panain sort ce nouveau titre. «Certes, je célèbre la femme mais il est triste de voir que la situation n’a pas changé. En 2006-2007, il y avait Mo pa pou reste et la chanson est encore très pertinente plus de dix ans après. Les mentalités n’ont donc pas changé, même si je trouve que le problème de la violence dans le couple est beaucoup plus complexe qu’on ne le croit. Ce sont en tout cas des raisons qui me motivent à chanter et à parler du sujet», explique la mère de famille qui souligne avoir l’immense soutien de son époux dans tout ce qu’elle entreprend.
San Limit, c’est l’intitulé de son album sorti début 2016. Depuis, c’est un peu la philosophie de Benita Nabab qui compte plus de 20 ans d’expérience dans la chanson mauricienne, que ce soit en se produisant dans des hôtels, sur scène ou en studio. C’est donc naturellement qu’elle veut mettre l’accent sur la femme en ce dimanche 8 mars, à travers un single du nom de Respe fam, un séga qu’elle veut promouvoir sur les ondes des radios et ensuite sur les plateformes de téléchargement légal.
En tout cas, cette chanson trotte dans la tête de Benita Nabab depuis plus d’un an. «La chanson était là depuis 2018 mais j’avais dû prendre mes distances avec la musique pour des raisons de santé. Mais je me suis jurée que j’allais la sortir, comme maintenant en 2020.» Car ce que voit la chanteuse tous les jours autour d’elle depuis des années l’interpelle au plus haut point : «Les femmes sont de plus en plus fragilisées, pas en sécurité, même avec leur conjoint. Je me sens comme un porte-parole de leur cri du cœur et j’espère que j’arriverai, à travers Respe fam, à faire comprendre aux hommes le respect et aux femmes, à se dépasser et être plus motivées à dire stop et à se prendre en main quand les choses vont mal…»
Histoire de repousser les limites, comme elle l’a elle-même chanté dans le passé…
«Anou donn lavi enn sarm rwayal…» C’est avec ces mots que le chanteur El Passii dévoile son nouveau titre, Sarm Rwayal, dans un teaser sur sa page Facebook. Ce nouveau son, qu’il dévoile dans son intégralité, clip y compris, ce dimanche 8 mars, est l’occasion pour lui de faire un clin d’œil et de rendre un hommage à la femme. «Sarm Rwayal, c’est donc la suite de ma chanson Separation. Il y a deux messages que je veux faire passer dans ce titre : le premier, c’est pour ma femme Darna car dans la chanson, je lui dévoile ce que je ressens pour elle. Le deuxième message, c’est que je veux partager le fait qu’après une séparation, la vie continue. Il y a des gens qui vivent vraiment des moments difficiles après une rupture. Dans Sarm Rwayal, je raconte ainsi que tout est possible après avoir traversé un moment difficile. On peut se relever… Pour la musique, c’est un style reggae mélangé avec du maloya», nous confie le chanteur.
Pour lui, la sortie de son single reflète un pan de sa vie : «Je raconte ce que j’ai vécu. Quand j’ai rencontré Darna, j’ai repris goût à la vie.» Que son titre soit dévoilé ce dimanche, qui marque la Journée internationale de la femme, revêt pour lui un cachet spécial : «La femme est très spéciale… Il faut la respecter tous les jours, pas que le 8 mars… Comme je parle de la femme dans ce morceau, je me suis dit que le 8 mars était le jour idéal pour le sortir. Cette chanson, qui sera disponible sur les sites de téléchargement légal, est un message d’amour à la femme», souligne l’artiste.
Il sort bientôt un maxi 4 dans lequel il présentera d’autres chansons aux couleurs d’El Passii.
Un rêve pour lui qui fait son petit va-et-vient entre Maurice, la France et La Réunion. Voici Eric Naraina, nom de scène Simple Man, qui s’amène avec son album Salèr la li mince, disponible depuis peu dans les bacs, via la Société coopérative du Groupement des Artistes. Un premier album de dix titres essentiellement séga et seggae mais où l’artiste veut aussi mettre l’accent sur la femme, avec la chanson Fam moderne qu’il a concoctée dans le cadre du 8 mars. Chanson qui parle de la femme indépendante et émancipée. À découvrir, entre autres sujets.
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