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Kersley Gardenne : mes souvenirs de la toute première médaille de Maurice aux Jeux du Commonwealth

7 août 2022

«Cette médaille de bronze est la plus grande médaille internationale que j'ai eue», confie l'ancien athlète.

«C'était en 1998 aux Jeux du Commonwealth à Kuala- Lumpur et j'ai permis à Maurice d'obtenir sa toute première médaille. Ça reste un très bon souvenir. Cette médaille de bronze est la plus grande médaille internationale que j'ai eue. C'était au saut à la perche, je devais avoir 28 ans et ça a été ma dernière grande compétition internationale. Cette médaille, je l'ai eue suite à la disqualification d'un athlète, qui avait été testé positif à un contrôle. Il s’était dopé. Il a été disqualifié. J'étais classé quatrième et après son désistement, j'ai pris la troisième place. Cet athlète m'avait privé du podium international, mais je garde de très bons souvenirs de ces Jeux. C'était la toute première médaille de l'île Maurice à ces Jeux, notamment en athlétisme. Et bien sûr, j’étais très fier de pouvoir faire honneur au pays. Ce genre d'accomplissement ne se fait pas tout seul. Il y avait tout un travail derrière avec un bel encadrement. On avait une belle équipe», nous confie l'ancien sportif, âgé aujourd'hui de 50 ans, et qui est maintenant installé en Allemagne.

 

Si sa médaille fait partie de l'Histoire qui lie notre île à ces jeux, Kersley Gardenne, qui travaille aujourd'hui dans le domaine médical, plus précisément dans le transport d'organe, se souvient aussi d'une anecdote qui lui est arrivée quand il se trouvait à Kuala-Lumpur : «Quand je suis arrivé à Kuala Lumpur, j'avais perdu mes perches. Elles étaient parties à Singapour parce qu'on avait pris l'avion de Maurice, qui a fait une escale en Malaisie et l'avion partait après à Singapour et mes perches étaient restées dans l'avion avec pour conséquence que je n'avais pas pu m'entraîner. Je les ai récupérées peut-être deux ou trois jours avant la compétition.»

 

Ces grands moments de sport, sont, dit-il, des expériences qui ne s'oublient jamais : «C'est bien évidemment une satisfaction personnelle et c'est aussi une façon de faire honneur à son pays. On est contents de voir flotter le drapeau du pays...»

 

Forcément, Kersley Gardenne suit aujourd'hui les parcours des jeunes athlètes mauriciens et leur souhaite de belles carrières et de vivre de beaux moments qui resteront à jamais gravés dans leur mémoire...
 

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