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Le wharf Paturau au centre d’une polémique

8 juillet 2015

Prem Berbul, un des représentants des associations de plaisanciers, est de ceux qui militent pour la sauvegarde du wharf Paturau.

Ils se battront coûte que coûte. Les habitants de Trou-d’Eau-Douce, représentés par les forces vives de la localité, comprenant le conseil de village, les associations de pêcheurs, les plaisanciers et d’autres coopératives, souhaitent la conservation du wharf Paturau. Celui-ci est appelé à disparaître avec la construction de plusieurs villas.

 

Il y a plus d’un an, cette équipe a bataillé dur pour conserver l’accès public menant à ce débarcadère. Cette fois, elle se lance dans une autre bataille. Dans une lettre adressée à Showkutally Soodhun, ministre du Logement et des Terres, les forces vives soulignent qu’elles ne sont pas contre les développements touristiques, car plusieurs habitants gagnent leur vie en travaillant dans cette industrie et en exerçant des métiers de la mer qui y sont liés.

 

Jimmy Ramtohul, président du conseil de village de Trou-d’Eau-Douce et l’un des signataires de la lettre, soutient qu’il y a entre 300 et 400 bateaux qui mouillent chaque jour dans le lagon. En revanche, il n’y a que deux rampes : une au Four à Chaux et l’autre au wharf Paturau qui date de plus de 40 ans et qui a toujours été utilisé par les pêcheurs. L’autre point d’accès à la mer se trouve à Pointe-Maurice, à côté de l’hôtel Le Touessrok.

 

 

Les forces vives sollicitent donc le gouvernement afin de conserver le wharf  Paturau. «Nous souhaitons que les autorités allouent à nouveau la parcelle de terre de 20 mètres de long de la high water mark adjacente à la route de 3,66 mètres qui mène au débarcadère se trouvant en partie juste devant les futures villas qui sont actuellement en construction», explique Prem Berbul, un des représentants des associations de plaisanciers.

 

De son côté, Jimmy Ramtohul fait ressortir l’importance de conserver le wharf Paturau : «Il est utilisé par les pêcheurs pendant la période de mauvais temps ou par d’autres lorsqu’il y a des réparations. Les pompiers se servent aussi de ce wharf lorsqu’il y a des incendies sur les gros bateaux. Ainsi que le Samu lorsqu’il y a des blessés graves à transporter. Le lieu est aussi fréquemment utilisé par la police, les officiers des fisheries et les éléments de la National Coast Guard. La communauté hindoue du village de Trou-d’Eau-Douce souhaite également conserver le wharf, car elle y pratique des prières.»

 

Bien que Prem Berbul et Jimmy Ramtohul concèdent que les papiers des promoteurs engagés dans la construction des villas sont en règle, ils maintiennent qu’il faut conserver le wharf Paturau. Ils lancent donc un pressant appel à Showkutally Soodhun. Les habitants de Trou-d’Eau-Douce, eux, ont déjà démarré une campagne de sensibilisation à travers un clip sur YouTube, qui peut être visionné à l’adresse suivante : http://on.fb.me/1G0pX3D. Un second opus est en préparation.

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