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Le roi lion : Un peu d’Hakuna, pas trop de Matata

Des animaux réalistes mais désincarnés…

Le voilà, «le» remake le plus attendu de l’année ! Sur le plan technique, c’est un film de haute volée mais il est imparfait sur d’autres plans…

Simbaaa ! Nalaaa ! Cinémaaa ! Alalilaaa ! C’est le retour du Roi lion plus de 25 ans après le dessin animé qui a émerveillé, qui nous a fait vibrer.

 

Depuis des mois, cette version 2.0 était condamnée à faire péter le box-office mondial, avec un casting composé de Beyoncé et Donald Glover. D’autant qu’il vient après Dumbo, Aladdin et Le livre de la jungle des mêmes studios Disney qui n’arrêtent pas de dépoussiérer leurs classiques. Sauf qu’ici, on parle de la relecture d’un dessin animé qui serait l’un des préférés de toute une génération. Donc, la pression était encore plus grande.

 

À l’arrivée, cette relecture est plus réaliste car le spectacle est assuré par des animaux numériques et photo-réalistes. Et pour le visuel, on est bien servis : on pourrait presque toucher cette brochette d’animaux. Sauf que l’équipe semble se reposer sur ses lauriers, pendant que le public ne s’abreuvera que d’une belle plastique, de chansons plus ou moins refaites, et sera téléguidé par une fibre nostalgique. Sauf que ce qui fonctionne le moins dans Le roi lion version 2019 : les animaux numériques sont tous inexpressifs !

 

Qu’ils soient contents ou pas, il n’y a aucune expression sur les visages. On est bien loin du dragon Smaug de la trilogie du Hobbit. Même le sympathique Babe fait mieux, sans passer par l’outil numérique. Du coup, les scènes les plus fortes du récit tombent à l’eau, alors que l’on devenait une fontaine hurlante dans le dessin animé d’origine, qui arrivait à faire exister les personnages avec tout ce qu’il faut de mimiques, de larmes, d’expressions de visage intenses, le tout aidé par le voice acting.

 

Le réalisateur Jon Favreau, qu’on a connu plus inspiré sur Le livre de la jungle, signe aussi un copier-coller presque trop sage de l’original, souvent plan par plan. Et malgré de gros moyens, la scène la plus impressionnante du récit ne l’est plus. Et si c’est sacrément beau à regarder, la mise en scène ne bouge pas beaucoup, tout est filmé sagement, même lors des numéros musicaux qui se voulaient dynamiques.

 

Au final, Le roi lion, c’est une sorte d’exercice industriel qui ne repose que sur le souvenir pour ameuter un public avide, et qui n’offre finalement qu’une belle plastique sans aucune expression d’émotion de la part de ses personnages. Comme du fast-food sans saveur. Bref, le lion est mort ce soir…