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Escrime : Ronan Ragavoodoo sur les traces de d’Artagnan

27 avril 2016

Ronan, le jeune Mauricien qui veut maîtriser l’art de manier l’épée.

Du haut de ses 15 ans, le jeune escrimeur se donne à fond dans sa quête d’apprendre le maniement de l’épée. Un sport qu’il aime bien et qu’il souhaite bien maîtriser.

 

Sa passion pour l’escrime est venue lorsqu’il découvre ce sport à la télévision notamment lors des jeux Olympiques. Ce jeune garçon tombe tout de suite sous le charme de cette discipline où le sens tactique et l’habilité à pouvoir surprendre l’adversaire jouent un grand très grand rôle. Il commence, donc, à visionner les compétitions d’escrime sur la toile tout en rêvant de pouvoir un jour en faire à son tour.

 

«J’ai été séduit par l’art de l’épée. J’ai remarqué que c’était un sport élégant et très technique et c’est à partir de là que j’ai commencé à m’y intéresser», révèle Ronan Ragavoodoo.

 

Dès lors, le jeune homme se met en quête d’informations pour voir comment il peut s’adonner à cette passion. En menant ses recherches, il apprend qu’une fédération, à savoir The Fencing Federation of Mauritius(FFM) vient d’ouvrir ses portes à Maurice.

 

Le jeune homme décide alors de rejoindre cette instance. Il fera ainsi partie des premiers Mauriciens à intégrer la FFM et est aussi parmi les premiers à avoir une formation d’escrimeurs.

 

«Au départ, il n’y avait pas beaucoup de personnes. Nous avons commencé en nous focalisant d’abord sur le conditionnement physique et les théories. Nous avons également appris les différentes postures et les déplacements avant de commencer à manier l’épée. J’ai tout de suite aimé ce que je faisais et par la suite, j’ai commencé à progresser», avance le jeune étudiant.

 

Se perfectionner

 

C’est au gymnase de Beau-Bassin que Ronan Ragavoodoo se rend deux fois la semaine (lundi et jeudi) pour les séances d’entraînements, mais, depuis un certain temps, il s’entraîne, également, à la maison. «Comme il n’y a pas de club d’escrime, je m’entraîne au centre d’entraînement ou à la maison. C’est le maître d’armes Kevin Mooken qui vient me superviser lors de ces sessions alors que l’entraîneur Kevin Museliah m’aide au niveau du conditionnement physique», souligne le tireur mauricien.

 

Après un an de pratique, notre spécialiste de l’épée vise plus haut. Dans sa quête du haut niveau, le voilà qui bénéficie d’une formation avancée en France. Plus précisément au Club d’Escrime de Melun où le jeune Mauricien a pu participer à un stage de perfectionnement en compagnie d’athlètes venant de plusieurs pays comme le Canada, l’Ukraine, l’Équateur et le Danemark, entre autres. Un déplacement très productif pour Ronan Ragavoodoo qui estime avoir beaucoup appris durant son séjour.

 

«Je suis parti là-bas, car mon objectif était d’apprendre le plus possible. À Maurice, on est nouveau en escrime et je voulais voir comment cela se passe ailleurs afin de me perfectionner encore plus»,explique le jeune escrimeur.

 

Ainsi, pendant une semaine et demie, Ronan Ragavoodoo a bénéficié d’une formation sous la supervision de deux techniciens de la Fédération internationale de l’escrime (FIE). Un apprentissage qui lui a été plus que bénéfique tant sur le plan sportif qu’individuel étant donné que c’est la première fois que le jeune sportif se retrouve loin du domaine familial. «C’était une première pour moi, mais j’ai appris à me débrouiller tout seul. C’était une bonne expérience et en plus de cela j’ai appris plein de choses sur l’escrime notamment comment entretenir les équipements, les ajuster et beaucoup de petites astuces que je compte partager avec les autres athlètes mauriciens», confie le sportif.

 

Ce dernier se dit impressionné par le niveau de l’encadrement en France. Selon Ronan Ragavoodoo, Maurice a encore du chemin à faire pour pouvoir bien maîtriser ce sport. Une différence qu’il a également constaté lors des Championnats du monde cadets auxquels il a participé à la fin de son stage.

 

Lors de ce tournoi, le jeune homme a enregistré une victoire sur les six combats auxquels il a pris part dans son groupe.

 

Il est bon de souligner que le jeune Mauricien n’a que 15 ans et qu’il a affronté des athlètes plus âgés que lui et que contre tout attente, il s’est retrouvé classé 130e mondiale. Pas mal pour un jeune qui participait pour la première fois à un tournoi de haut niveau, après seulement, une année d’apprentissage contrairement à ses adversaires qui eux pratiquent ce sport depuis beaucoup plus longtemps.

 

Son parcours

 

Epée

 

Ronan Ragavoodoo vs Say Ali Ege (Turquie): 4 - 3

 

Ronan Ragavoodoo vs Tsakirakis Theodoros (Grèce): 3 - 5

 

Ronan Ragavoodoo vs Mancewicz Bartlomiej (Suède): 1 - 5

 

Ronan Ragavoodoo vs Volak Samuel (Republic tchèque): 3 - 5

 

Ronan Ragavoodoo vs Andrasfi Tibor (Hongrie): 1 - 5

 

Ronan Ragavoodoo vs De Mola Daniel (Italie): 2 - 5.

 


 

Où faire de l’escrime ?

 

Ceux qui veulent pratiquer ce sport doivent prendre contact auprès de The Fencing Federation of Mauritius (FFM). Deux numéros de contacts sont disponibles à savoir le celui de l’entraîneur Kevin Museliah, 57713936 et du maître d’armes Kevin Mooken, 58009471. Il y a aussi l’adresse mail de la fédération à savoir thefencingfederation.mri@gmail.com où le public peut prendre contact ou en se rendant directement sur place à savoir le gymnase de Beau-Bassin. Les cours ont lieu deux fois la semaine à savoir les lundis et jeudis de 15 heures à 18 heures. Les intéressés auront à débourser Rs 400 pour une licence alors que les cours coûtent mensuellement Rs 300. Des sessions additionnelles sont également offertes mais pour cela il faudra débourser Rs 700. Et qu’est ce qu’il faut apporter quand on commence ? Pas grand-chose sauf qu’il faut être en tenue de sportif à savoir t-shirts, survêtements et chaussures de sports. Des équipements seront mis à la disposition des débutants dans un premier temps.

 


 

Quelques infos sur l’escrime à Maurice

 

The Fencing Federation of Mauritius (FFM) a été formée en 2012 à Maurice alors que ce sport est présent dans le pays depuis beaucoup plus longtemps. Bien qu’une fédération ait vu le jour, il faudra cependant attendre quelque temps avant de pouvoir encadrer les élèves vu qu’il n’y avait pas de maître d’armes ou entraîneur pour les former. La FFM compte aujourd’hui une trentaine de membres et les entraînements ont lieu à Beau-Bassin.  Toutefois, cette instance ne compte pas en rester là. Afin de vulgariser ce sport, la fédération mène des séances de démonstrations dans les écoles primaires et secondaires à travers le pays pour faire découvrir ce sport aux jeunes. Des démarches ont été entamées depuis quelque temps pour la mise en place d’une salle d’entraînement dans la région de Quatre-Bornes.

 

La FFM attend que les démarches aboutissent avant de pouvoir aller de l’avant avec son projet.

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